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Une vaste étude clinique dirigée a évalué l’impact pharmacologique et l’intérêt clinique d'une supplémentation en vitamine D3 sur le COVID.
L'essai clinique randomisé VIVID a inclus 1747 patients récemment diagnostiqués positifs et 277 cas contacts intrafamiliaux, répartis entre les États-Unis et la Mongolie. Les participants ont ingéré quotidiennement une forte dose de cholécalciférol ou un placebo durant quatre semaines. L'équipe de recherche a appliqué une randomisation stratifiée complexe pour pondérer les facteurs de risque cliniques tels que l'âge, l'indice de masse corporelle et le statut immunitaire.
Les résultats primaires de cette cohorte ne démontrent aucune amélioration significative concernant la sévérité aiguë des symptômes, le taux d'hospitalisation ou la mortalité. La supplémentation ne freine pas non plus la transmission virale au sein du foyer.
Cependant, l'analyse secondaire des données a révélé un signal clinique très prometteur concernant le syndrome post-COVID, communément désigné sous le terme de COVID long. Parmi les patients observant rigoureusement le protocole prophylactique, les individus sous vitamine D3 rapportaient moins de manifestations pathologiques persistantes huit semaines après l'infection. Les données indiquent que 21 % du groupe supplémenté présentaient au moins un symptôme chronique, contre 25 % dans le groupe contrôle, constituant une différence à la limite de la significativité statistique.
Les chercheurs rappellent que ce syndrome post-viral altère profondément la qualité de vie en provoquant une asthénie chronique, des dyspnées et un déclin cognitif. Ces observations préliminaires nécessitent désormais des études prospectives sur de plus vastes populations pour valider le potentiel neuroprotecteur et immunomodulateur de cette vitamine.
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