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Tout a un prix ! Une récente étude dans PLoS One montre que nos données les plus intimes sont à vendre et donc à acheter…
Partout nous laissons des traces de notre passage : aux supermarchés, dans nos banques, nos agences de voyages, sur les réseaux sociaux sans parler de nos achats en ligne. Toute s ces données sont compilées, brassées et revendues à prix d’or aux entreprises qui comme par hasard vous contacte pour une nouvelle voiture alors que vous cherchiez justement à vendre la vôtre. A l’heure de la mondialisation informatique, le hasard n’existe plus.
Les chercheurs ont constaté, dans leur enquête, que 11,7 % des répondants étaient prêts à faire don de leurs données génétiques par altruisme, 50,6 % étaient prêts à fournir des données uniquement s'ils recevaient une compensation financière et 37,8 % n'étaient pas prêts à fournir des données indépendamment de la compensation. Pour les donneurs altruistes, le paiement net médian attendu - après soustraction du montant qu'ils étaient prêts à payer pour un rapport personnalisé - était de -75 $, tandis que le paiement net médian attendu pour les répondants qui voulaient être indemnisés pour leurs données était de +95 $. Pour les chercheurs, il est de plus en plus clair que les personnes lambdas savent que leurs données valent de l’argent.
Toutefois, les « lambdas » ne sont pas naïfs. Ils veulent aussi avoir des garanties que leurs données ne seront pas distribuées ou revendues à d’autres organismes. Globalement, la vie privée leur importe, mais ils ignorent peut-être qu’il suffit de 8 données pertinentes pour mettre un nom sur une fiche. Ceci étant en utilisant la technologie blockchain qui a fait ses preuves pour le marché de l’argent virtuel, il serait possible de donner à une personne en particulier son propre génome et qu’elle puisse le revendre à qui bon lui semble et au prix qu’il voudra… Vous disiez « vie privée » ?...
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