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Plusieurs centaines de professionnels de la santé venus de toute l'Europe ont manifesté lundi à Bruxelles pour exiger de l'Union européenne qu'elle protège le droit aux soins et la neutralité médicale dans les zones de conflit, citant la situation à Gaza comme un "exemple alarmant".
Rassemblés en blouse blanche devant le Parlement européen à l'appel du collectif "Medics On The Move For What Matters", les médecins, infirmières, infirmiers et autres professionnels de santé ont demandé des actions concrètes pour faire respecter le droit humanitaire. L'initiative est soutenue par plus de 3.000 professionnels et des organisations comme Médecins du Monde et Médecins Sans Frontières.
Les participants ont observé deux minutes de silence à 13h30, en coordination avec d'autres professionnels de santé restés dans leurs établissements à travers l'Europe pour assurer la continuité des soins.
Les manifestants ont exhorté l'UE à garantir la libre circulation des patients, du matériel et du personnel médical, y compris dans les territoires assiégés. "Les Conventions de Genève ont été créées précisément pour cela. Il est grand temps qu'elles soient respectées et que la neutralité médicale soit rétablie", a insisté la professeure Erika Vlieghe de l'hôpital universitaire d'Anvers. Cette dernière a mis en garde contre le risque de voir les attaques contre les soignants devenir une "nouvelle norme". "Si nous continuons à accepter ce genre d'attaques et à les banaliser, cette nouvelle 'norme' pourrait rapidement s'imposer dans nos propres sociétés", a-t-elle averti.
Les organisateurs ont rappelé que de telles actions constituent des crimes de guerre. "Attaquer les hôpitaux, les ambulances et le personnel médical est un crime de guerre", a souligné Federico Dessi, directeur de Médecins du Monde Belgique, qualifiant la destruction de l'aide médicale de "violation du droit international humanitaire".
source: belga
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