
Une nouvelle méthode permet aujourd’hui d’identifier plus de femmes présentant une cardiomyopathie hypertrophique (CMH) qu’auparavant.
Environ une personne sur 500 au Royaume-Uni est atteinte de cardiomyopathie hypertrophique (CMH). Des complications graves, telles que des troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner un arrêt cardiaque ou une mort subite, peuvent être provoquées par cette pathologie.
Actuellement, deux tiers des diagnostics concernent des hommes, bien que la prévalence soit estimée similaire chez les femmes. Pour chaque huit personnes identifiées avec une possible CMH en utilisant le seuil actuel, une seule était une femme. Les personnes identifiées étaient également beaucoup plus grandes, présentent une masse corporelle et un âge et plus important que la moyenne de la population. Aucun test unique standardisé n’est utilisé pour confirmer la CMH. Une variété de tests et d’examens d’imagerie est évaluée, l’épaisseur de la paroi du ventricule gauche étant considérée comme un paramètre clé.
Depuis 50 ans, le seuil de 15 millimètres d’épaississement de cette paroi est appliqué à tous les patients pour le diagnostic. Ce seuil, établi à partir de recherches des années 1970, ignore les variations liées à l’âge, au sexe ou à la taille.
Les chercheurs ont utilisé un outil d’intelligence artificielle développé pour analyser les IRM cardiaques avec une plus grande précision et en beaucoup moins de temps qu’un humain. Ceci a permis de déterminer ce qui constitue une épaisseur normale pour les personnes en fonction de l’âge, du genre et de la taille.
Ces seuils adaptés ont été définis grâce à l’analyse de 5 000 IRM de cœurs sains, puis validés sur des cohortes de patients. L'application des nouveaux seuils personnalisés a permis de réduire le nombre total de diagnostics, suggérant une diminution des erreurs. De plus, la répartition hommes-femmes a été mieux équilibrée, avec 44 % des cas identifiés concernant des femmes, reflétant une prévalence plus réaliste de la CMH.
L’intégration de ces seuils personnalisés, adaptée aux échocardiogrammes, pourrait transformer les pratiques cliniques en Europe et aux États-Unis.
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