
Une nouvelle étude a identifié des facteurs de risque précoces qui prédisaient une anxiété accrue chez les jeunes adultes pendant la pandémie de coronavirus (Covid-19).
Les chercheurs ont examiné les données de 291 participants qui avaient été suivis de la petite enfance au début de l'âge adulte dans le cadre d'une étude plus vaste sur le développement socio-affectif. Les chercheurs ont découvert que les participants qui continuaient à montrer une inhibition comportementale pendant l'enfance étaient plus susceptibles de souffrir dysrégulation des peurs (15 ans), ce qui permettait de prédire une anxiété élevée pendant les premiers mois de la pandémie Covid-19 lorsque les participants étaient au début de l'âge adulte (vers 18 ans).
L'inhibition comportementale est un tempérament d'enfant caractérisé par un niveau élevé de réactions de prudence, de peur et d'évitement face à des personnes, des objets et des situations inconnus. Des études antérieures ont établi que les enfants qui font preuve d'inhibition comportementale courent un risque accru de développer des troubles anxieux plus tard.
Les résultats suggèrent que le ciblage de la méfiance sociale pendant l'enfance et de la dysrégulation des peurs à l'adolescence pourrait être une stratégie viable pour la prévention des troubles anxieux. Les résultats suggèrent également que le ciblage des troubles de l'anxiété à l'adolescence peut être particulièrement important pour identifier les personnes susceptibles d'être exposées à une anxiété accrue lors d'événements stressants de la vie comme la pandémie Covid-19 et pour prévenir la survenue de troubles anxieux.
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