
Le tribunal correctionnel de Gand a infligé, mercredi, une amende de 210.000 euros à la SNCB pour avoir exposé des travailleurs au trioxyde de chrome. Les travailleurs ne seront pas indemnisés car l'employeur bénéficie d'une immunité civile.
En février 2016, des ouvriers de l'atelier avaient appris avoir été exposés à du trioxyde de chrome pendant environ un an et demi. Cet élément se serait échappé lors de la rénovation de wagons datant des années 1970.
Les bilans sanguins de plusieurs travailleurs affichaient des résultats suspects et l'auditorat du travail de Gand avait décidé de lancer une enquête. La SNCB devait répondre de coups et blessures involontaires et de négligence des principes de précaution.
L'affaire a été reportée à plusieurs reprises dans l'attente d'un rapport des experts sur les risques pour la santé de l'exposition au trioxyde de chrome.
"Le tribunal considère les faits extrêmement graves", a déclaré le juge Peter Coppens. "Il est avéré que le trioxyde de chrome est cancérigène. Les experts disent que toute exposition doit être la plus limitée possible. La SNCB le savait mais n'a pas pris les mesures préventives nécessaires."
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