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Une Cochrane Review publiée en 2022 conclut que les interventions pharmacologiques ne sont pas plus efficaces que le placebo pour traiter le trouble de la personnalité borderline. Ces résultats confirment le message des guidelines : aucun traitement médicamenteux n’améliore les symptômes de base du trouble de la personnalité borderline. Des études à plus grande échelle et de meilleure qualité sont nécessaires, chez des patients présentant une comorbidité psychiatrique, et la sécurité d’utilisation doit être mieux documentée.
En quoi cette étude est-elle importante ?
Le trouble de la personnalité borderline (syn. trouble de la personnalité limite) est une maladie psychiatrique qui se caractérise principalement par une instabilité de la régulation émotionnelle, de l’image de soi, des relations interpersonnelles et du contrôle des impulsions. Ce trouble est associé à des altérations du fonctionnement psychosocial et à un risque élevé d’automutilation et de suicide. La prévalence dans la population est estimée entre 0,7 et 2,7%. La plupart des personnes souffrant d’un trouble de la personnalité borderline ont été diagnostiquées avec un autre trouble psychiatrique (par exemple, dépression majeure, trouble anxieux) au cours de leur vie.
Aucun médicament n’est autorisé par les agences du médicament dans l’indication du trouble de la personnalité borderline (situation au 01/10/2023). Pourtant, plus de 8 patients sur 10 souffrant d’un trouble de la personnalité borderline sans comorbidité se voient prescrire des psychotropes pour leurs symptômes borderline, généralement pour une durée prolongée (> 4 semaines)1. En 2022, une mise à jour d’une Cochrane Review (datant de 2010)1 a examiné s’il existe des preuves de l’efficacité et de la sécurité des interventions pharmacologiques dans le trouble de la personnalité borderline.
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