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Les prestataires de soins devront connaître au moins une langue nationale
26/01/2024 - 03:38
Photo: Shutterstock

Le conseil des ministres a approuvé vendredi en première lecture un projet de loi sur la connaissance linguistique des prestataires de soins. Concrètement, tout soignant aura l'obligation de connaître une des langues nationales (le néerlandais, le français ou l'allemand, ndlr) indique le cabinet du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke dans un communiqué.

Cette connaissance obligatoire sera incluse dans la loi relative à la qualité des soins de santé. "Il s'agit d'un pas en avant important pour le patient, pour des soins de meilleure qualité et plus sûrs. Mais c'est tout aussi important pour les prestataires de soins eux-mêmes : à l'avenir, les soignants travailleront en core plus souvent en équipe qu'aujourd'hui, et l'importance de la communication entre eux ne fera qu'augmenter", commente le ministre.

Concrètement, lorsqu'un professionnel de santé demandera un visa de travail en tant que soignant, il devra pouvoir démontrer qu'il parle au moins une des langues officielles nationales.

Le niveau de langue requis dépendra de la fonction du prestataire de soins. Les niveaux requis sont répartis en quatre catégories :  C1 du Cadre européen commun de référence pour les langues pour les soignants dont le diplôme de base est au niveau du master ; B2 pour les soignants dont le diplôme de base est au niveau bachelier ;  B1 pour les soignants dont le diplôme de base est à un niveau inférieur au bachelier et A2 pour les aides-soignantes et les ambulanciers pour le transport non urgent de patients.

Pour les prestataires de soins déjà en fonction, la connaissance de l'une des langues nationales deviendra en outre un point d'attention lors de l'évaluation de la qualité de la pratique.

source: belga