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Les médias sociaux constituent un moyen de communication entre les jeunes. Des chercheurs de l’Arkansas mettent en garde : leur étude tend à montrer que chez les utilisateurs fréquents, le risque de dépression est plus important…
Il s’agit, selon les auteurs, de la première grande étude nationale étasunienne à montrer un lien entre l'utilisation des médias sociaux et la dépression dans le temps.
En 2018, des chercheurs de l'université de Pittsburgh ont inclus plus de 1.000 adultes vivant aux USA âgés de 18 à 30 ans. Ils ont mesuré la dépression à l'aide du questionnaire validé sur la santé des patients, comprenant de neuf questions, et ont demandé aux participants combien de temps ils utilisaient les médias sociaux sur des plateformes comme Facebook, Twitter, Instagram et SnapChat. Leurs analyses ont tenu compte de facteurs démographiques tels que l'âge, le sexe, la race, l'éducation, le revenu et l'emploi.
Une des causes, selon les auteurs, pourrait être l'excès de temps passé sur les médias sociaux. Ceci contribuerait à remplacer les relations présentielles, mais aussi la réalisation d'objectifs personnels ou professionnels.
Les auteurs suggèrent aussi que la comparaison sociale peut également sous-tendre ces résultats. Ainsi, les médias sociaux sont souvent conçus pour mettre l'accent sur des représentations positives. Cela peut être particulièrement difficile pour les jeunes adultes qui se trouvent à des moments critiques de leur vie liés au développement de leur identité et qui ont le sentiment de ne pas pouvoir être à la hauteur des idéaux impossibles auxquels ils sont exposés.
Les conclusions sont d'autant plus importantes que l'Organisation mondiale de la santé a récemment déclaré que la dépression était la première cause mondiale d'invalidité. La situation deviendra encore plus complexe avec les effets retards de l’isolement dans lequel la pandémie de Covid-19 et les périodes de confinement ont plongé ces jeunes.
Temporal Associations Between Social Media Use and Depression
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