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La question se pose partout dans le monde et tous les responsables politiques ou de santé publique ont les yeux rivés sur Israël et les Émirats arabes unis…
En effet, ces deux pays présentent actuellement le plus haut taux de vaccination dans leur population respective. En Israël, une analyse préliminaire menée sur 200.000 personnes vaccinées contre 200.000 témoins a montré que 2 semaines après la première injection, le risque d’être testé positif pour le SRAS-CoV-2 était réduit de 33%. Ces données dans le monde réel diffèrent bien entendu de celles des études cliniques, mais ce n’est pas très étonnant. Cela s’adresse en effet à des personnes plus âgées et immunosénescentes probablement. D’autre part, les tests eux-mêmes ne sont pas 100% efficaces.
Pour les spécialistes, comme la vaccination a concerné principalement les personnes âgées les plus à risque d’être hospitalisées et de décéder, il faudra s’attendre dans les semaines qui viennent à voir dans ces pays une baisse des hospitalisations et des décès. Toutefois cela prendra plus de temps pour établir que des personnes vaccinées ne transmettent pas le virus à l’échelle d’une population. A ce titre, Israël fera figure d’exemple une fois de plus. Néanmoins, pensent les spécialistes, on pourrait voir apparaître des clusters de protection dans les groupes particulièrement exposés comme les professionnels de la santé avec une diminution de la transmission dans ces groupes et dans leur famille.
Ce constat sera bien entendu plus évident dans les pays où l’incidence des hospitalisations et des décès est la plus élevée. Toutefois, il ne sera probablement pas possible de distinguer clairement les effets de la vaccination des autres mesures de prévention : distanciation physique, port du masque, confinement, etc.
Are COVID vaccination programmes working? Scientists seek first clues
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